Bonnes, bonnes soumissions.

Ajouté le July 18th, 2007 dans La Compagnie, Travail numérique par Marc Bourbonnais

Vous vous souvenez de cette soumission que nous avons présentée à une maison de production en Europe? Elle a été acceptée. Les clients ont bien apprécié nos estimés, notre présentation, notre philosophie d’entreprise et bien sûr notre prix. Est-ce que cela veut dire que nous avons un contrat et qu’il faut acheter des ordinateurs et engager des employés? Disons… presque.

 Les clients sont bien contents de notre proposition, mais ils doivent à leur tour faire accepter leur production complète à l’agence de publicité. Donc, on attend. Il y a tout de même deux excellentes nouvelles. Premièrement, nous sommes maintenant sur la bonne liste des fournisseurs potentiels pour cette compagnie; d’ailleurs, ils viennent de nous fournir un autre projet à évaluer. Deuxièmement, nous pouvons utiliser cette soumission pour démontrer à nos créanciers que nous savons de quoi nous parlons. Question de nous laisser respirer un peu.

 Obtenir un contrat est évidemment une bonne chose. Mais compléter un bon « pitch » est tout aussi valorisant. Il est important de développer une méthode efficace pour évaluer les prospects rapidement et présenter des propositions intéressantes.



Petite anatomie d’une soumission en effets numériques

Ajouté le July 6th, 2007 dans Travail numérique, Technical par Marc Bourbonnais

On peut simplifier une soumission dans le domaine des VFX en trois parties :

  • Intention : Une lettre d’intention va préparer le terrain de votre présentation. Est-ce que le travail à faire est de nature plus technique ou complètement du contenu créatif? Est-ce que certaines expériences précédentes ressemblent à ce qui est proposé? Que pouvez-vous mentionner sur vos employés et votre équipement? Quel aspect de votre client potentiel se marie bien avec votre entreprise?
  • Analyse : Élaboration des principaux aspects du travail à faire. Il est bon de mentionner les difficultés à surmonter en proposant bien sûr des solutions efficaces. Il faut aussi souligner les items qui ne sont pas présents dans l’estimé de temps : rencontres, approbations, échanges de données et d’images, coûts externes…
  • Estimé : Chiffres, heures, argent. C’est ici qu’on prouve si on connaît notre métier. Il est important de bien chiffrer les estimés, car les chiffres seront constamment ajustés pour accommoder les changements de budgets et les délais. Des chiffres trop élevés ou trop bas seront immédiatement contestés par les clients expérimentés. Présentez un budget trop élevé et les clients iront voir ailleurs; trop bas et on vous mentionnera que vous « n’avez pas bien compris l’ampleur du travail »

Avec des chiffres décents et une présentation honnête on a la meilleure chance d’avoir une réponse positive. Même si la négociation échoue, les clients reviendront avec de nouveaux contrats s’ils ont été satisfaits des procédures. Ou encore mieux, ils propageront une image positive de votre entreprise dans l’industrie, ce qui est plus que primordiale au démarrage.



Se rendre au « pitch »

Ajouté le July 2nd, 2007 dans CG Community, La Compagnie, Travail numérique par Marc Bourbonnais

C’est plutôt curieux de soumissionner pour un contrat alors que sa compagnie n’existe même pas. C’est ce qui est arrivé en fin de semaine dernière. Une première soumission pour un vrai commercial télé, avec une charge de travail assez robuste. J’ai obtenu mon premier contrat de travailleur autonome il y a quelques semaines, mais maintenant c’est un contrat pour une équipe complète. L’offre venait d’Europe. Comment s’est-elle rendue jusqu’ici?

Dans ce domaine, les contacts sont essentiels. Ajoutez à cela les contacts de vos contacts… Les superviseurs et producteurs d’effets numériques sont plus près de vous que vous ne le croyez. Ils vont bien volontiers considérer leurs proches connaissances pour des contrats de travail. Un bouche-à-oreille efficace est suffisant pour faire connaître son projet de démarrage dans la communauté CG. Soudainement on devient un candidat potentiel.

Bien sûr, un « pitch » est un « pitch », sans plus. Dans ce cas-ci, c’est probablement pour faire connaissance, vérifier le fondement et sonder la philosophie d’entreprise (sans oublier pour examiner les prix…). On fait quand même la meilleure démonstration possible, avec un rapport honnête. On le retourne et on attend. Comme je mentionnais à propos des rencontres avec investisseurs, le pire qui peut se produire, c’est de se faire dire « non » avec des explications, des commentaires et même des suggestions. On ne peut en sortir perdant. Et s’ils disent « oui » ou « oui, mais… » alors le futur sera très intéressant…

Je ferai un survol d’une soumission élémentaire au courant de la semaine. La base est relativement simple, mais tout est dans les détails…