Superviseurs d’effets numériques en production cinéma

Ajouté le January 4th, 2008 dans Travail numérique, Movies par Marc Bourbonnais

Bonjour à tous, un billet rapide pour débuter la nouvelle année;

L’excellent blogue Effects Corner mentionnait récemment un bon article dans Variety sur l’importance grandissante des superviseurs VFX dans le milieu du cinéma. Il faut croire que notre industrie devient plus mature à chaque jour; c’est bien connu dans notre milieu que plus vite nous sommes impliqué dans la production, plus bas sera le budget Tylenol.



Bonnes, bonnes soumissions.

Ajouté le July 18th, 2007 dans La Compagnie, Travail numérique par Marc Bourbonnais

Vous vous souvenez de cette soumission que nous avons présentée à une maison de production en Europe? Elle a été acceptée. Les clients ont bien apprécié nos estimés, notre présentation, notre philosophie d’entreprise et bien sûr notre prix. Est-ce que cela veut dire que nous avons un contrat et qu’il faut acheter des ordinateurs et engager des employés? Disons… presque.

 Les clients sont bien contents de notre proposition, mais ils doivent à leur tour faire accepter leur production complète à l’agence de publicité. Donc, on attend. Il y a tout de même deux excellentes nouvelles. Premièrement, nous sommes maintenant sur la bonne liste des fournisseurs potentiels pour cette compagnie; d’ailleurs, ils viennent de nous fournir un autre projet à évaluer. Deuxièmement, nous pouvons utiliser cette soumission pour démontrer à nos créanciers que nous savons de quoi nous parlons. Question de nous laisser respirer un peu.

 Obtenir un contrat est évidemment une bonne chose. Mais compléter un bon « pitch » est tout aussi valorisant. Il est important de développer une méthode efficace pour évaluer les prospects rapidement et présenter des propositions intéressantes.



Petite anatomie d’une soumission en effets numériques

Ajouté le July 6th, 2007 dans Travail numérique, Technical par Marc Bourbonnais

On peut simplifier une soumission dans le domaine des VFX en trois parties :

  • Intention : Une lettre d’intention va préparer le terrain de votre présentation. Est-ce que le travail à faire est de nature plus technique ou complètement du contenu créatif? Est-ce que certaines expériences précédentes ressemblent à ce qui est proposé? Que pouvez-vous mentionner sur vos employés et votre équipement? Quel aspect de votre client potentiel se marie bien avec votre entreprise?
  • Analyse : Élaboration des principaux aspects du travail à faire. Il est bon de mentionner les difficultés à surmonter en proposant bien sûr des solutions efficaces. Il faut aussi souligner les items qui ne sont pas présents dans l’estimé de temps : rencontres, approbations, échanges de données et d’images, coûts externes…
  • Estimé : Chiffres, heures, argent. C’est ici qu’on prouve si on connaît notre métier. Il est important de bien chiffrer les estimés, car les chiffres seront constamment ajustés pour accommoder les changements de budgets et les délais. Des chiffres trop élevés ou trop bas seront immédiatement contestés par les clients expérimentés. Présentez un budget trop élevé et les clients iront voir ailleurs; trop bas et on vous mentionnera que vous « n’avez pas bien compris l’ampleur du travail »

Avec des chiffres décents et une présentation honnête on a la meilleure chance d’avoir une réponse positive. Même si la négociation échoue, les clients reviendront avec de nouveaux contrats s’ils ont été satisfaits des procédures. Ou encore mieux, ils propageront une image positive de votre entreprise dans l’industrie, ce qui est plus que primordiale au démarrage.



Se rendre au « pitch »

Ajouté le July 2nd, 2007 dans CG Community, La Compagnie, Travail numérique par Marc Bourbonnais

C’est plutôt curieux de soumissionner pour un contrat alors que sa compagnie n’existe même pas. C’est ce qui est arrivé en fin de semaine dernière. Une première soumission pour un vrai commercial télé, avec une charge de travail assez robuste. J’ai obtenu mon premier contrat de travailleur autonome il y a quelques semaines, mais maintenant c’est un contrat pour une équipe complète. L’offre venait d’Europe. Comment s’est-elle rendue jusqu’ici?

Dans ce domaine, les contacts sont essentiels. Ajoutez à cela les contacts de vos contacts… Les superviseurs et producteurs d’effets numériques sont plus près de vous que vous ne le croyez. Ils vont bien volontiers considérer leurs proches connaissances pour des contrats de travail. Un bouche-à-oreille efficace est suffisant pour faire connaître son projet de démarrage dans la communauté CG. Soudainement on devient un candidat potentiel.

Bien sûr, un « pitch » est un « pitch », sans plus. Dans ce cas-ci, c’est probablement pour faire connaissance, vérifier le fondement et sonder la philosophie d’entreprise (sans oublier pour examiner les prix…). On fait quand même la meilleure démonstration possible, avec un rapport honnête. On le retourne et on attend. Comme je mentionnais à propos des rencontres avec investisseurs, le pire qui peut se produire, c’est de se faire dire « non » avec des explications, des commentaires et même des suggestions. On ne peut en sortir perdant. Et s’ils disent « oui » ou « oui, mais… » alors le futur sera très intéressant…

Je ferai un survol d’une soumission élémentaire au courant de la semaine. La base est relativement simple, mais tout est dans les détails…



Vision

Ajouté le June 27th, 2007 dans CG Community, La Compagnie, Travail numérique par Marc Bourbonnais

Durant ces dernières semaines j’ai reçu bon nombre de commentaires positifs sur ce blog, par courriel et en personne à propos de cette nouvelle entreprise en devenir. Le commentaire le plus agréable est que les gens considèrent vraiment que je suis un solide professionnel du numérique devenu entrepreneur visionnaire. Je suis très flatté car c’est exactement ce que je veux offrir à la communauté Montréalaise : un environnement novateur, terre à terre, professionnel et durable.

Je ne dis pas que ça n’existe pas dans la région. Il se trouve d’excellentes boîtes de postproduction numérique à Montréal. Mais il y a certainement de la place pour une nouvelle entreprise en effets numérique au cinéma dirigée par des professionnels de l’industrie. Les compagnies de productions qui cherchent à distribuer de plus gros contrats doivent travailler fort pour trouver assez de compagnies d’effets numériques avec de l’expérience en cinéma. Les « VFX supervisors » des États-unis seraient bien heureux de venir à Montréal avec de gros projets de plus de 1 000 plans à effets. Présentement la région ne peut pas accueillir une charge de travail aussi grosse pour le temps d’une seule production.

Ce qu’il faudra faire pour bien mettre sur pied la nouvelle compagnie :

  • Le studio aura une grande superficie. Les clients aiment bien voir que l’espace n’est pas sur-utilisé;
  • Des administrateurs avec plus de 10 ans d’expérience dans le domaine? Les clients aiment ça aussi;
  • Gestion par des professionnels de l’industrie pour des professionnels;
  • Garder d’étroites relations avec cette nouvelle vague d’entrepreneurs en effets numériques à Montréal;
  • En tant que nouveau membre du Visual Effects Society, (merci à Jacques Lévesque et Yanick Wilisky pour l’endossement) je travaillerai à créer un chapitre Montréalais du VES;
  • Philosophie d’entreprise basée sur du long terme. Plus d’espace pour créer un studio de tournage. Théâtre à l’interne pour des visionnements privés. Association avec des écoles de CGI pour des internats. R&D;
  • Soutien technique adapté pour les artistes, ce qui était une bonne partie de mon travail ces dernières années.
  • Ajout: Couverture médiatique, visibilité, exposure. J’ai participé à de nombreuses conférences ces dernières années et je connais très bien l’énorme impact que le bouche à oreille peut avoir. Ce blog est un bon exemple.

Ce sont des observations très sommaires, mais ça donne une idée de la philosophie d’entreprise.