Le Bureau du cinéma et de la télévision du Québec

Ajouté le October 2nd, 2007 dans CG Community, La Compagnie par Marc Bourbonnais

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Modus FX est maintenant membre du Bureau du cinéma et de la télévision du Québec. Le BCTQ a pour mission de promouvoir la province de Québec à travers le monde comme un centre de production de haut calibre en cinéma et télévision.

 Le Bureau est un partenaire naturel pour tous les joueurs de notre industrie. D’ailleurs, nous connaissons bien la plupart des membres actuels et c’est un excellent endroit pour du réseautage. Nous avons déjà participé à notre premier cocktail vendredi dernier où nous avons pu rencontrer près d’une dizaine de producteurs des États-unis qui étaient en visite au Québec pour une tournée de repérage.

 La soirée nous a aussi permis d’échanger avec quelques collègues de Rodeo FX, Damn FX et Fx Cartel. Nous avons bien hâte de participer à la progression de notre industrie dans la région.



Ce que mon plan d’affaires m’a dit

Ajouté le June 7th, 2007 dans Entrepreneurship par Marc Bourbonnais

Pour bien démarrer une future entreprise d’effets numériques, environ 150 heures de travail nocturne étalées sur plusieurs mois ont été nécessaires pour la rédaction de mon plan d’affaires. Je ne croyais pas les nombreuses références qui spécifiaient que plus de 100 heures sont indispensables pour réaliser un document du genre; elles disaient la vérité. Mon document est complet, excepté les tableaux budgétaires qui seront confirmés avec l’aide d’experts-comptables. Le travail a moins de 20 pages, sans compter les tableaux financiers. J’ai gardé le texte au strict minimum, comme je l’aurais fait pour mon C.V. avant une entrevue. Ce n’est pas un roman, et les gens qui ont à le lire ont l’habitude de passer à travers plusieurs documents du genre à tous les mois. Mieux vaut être clair et concis.

 Le plus fastidieux dans ce travail est la présentation de données vérifiées pour soutenir les thèses de marché que l’on veut démontrer. Après un peu de recherche, j’ai pu dénicher deux statistiques très intéressantes :

  •  Le U.S. Department of Labour prévoit une augmentation de près de 40% du nombre d’artistes et spécialistes numériques entre 2004 et 2014;
  • Statistiques Canada a recensé une augmentation de 20% du nombre de compagnie de postproduction numérique en 2005, après un taux constant durant quelques années.

 Avec de tels chiffres à l’ouverture, la présentation du plan d’affaires débute sur une excellente note. On ajoute à ça quelques articles de journaux complémentaires: 

  • L’état de l’industrie du cinéma à Montréal, maintenant avec la fin des conflits syndicaux;
  • L’énorme boom des entreprises en jeux vidéo de la province;
  • La nouvelle folie pour les projections numériques et 3-D aux États-Unis.

 Le plan d’affaires a été révisé après chaque présentation officielle. Il a toujours été bien reçu. Les commentaires qui ont suivi chaque prestation m’ont permis de peaufiner le texte encore plus. Le secret est d’être franc et passionné. D’entrée de jeu, mon audience a toujours su que j’étais un professionnel bien établi dans le domaine, tout en étant peu expérimenté dans le monde des affaires. Tenter de me faire valoir comme un homme d’affaires aurait été une grosse erreur. Avec assez de passion (et la promesse de s’entourer de comptables, avocats et fiscalistes pour soutenir l’administration) et d’honnêteté on peut vraiment impressionner les gens. Dans le pire des cas, on se faire dire ‘non, merci’ et c’est tout.

 Maintenant je me prépare à une dernière ronde de recherche de financement, cette fois-ci chez les institutions financières.(ouch) Ça ne sera pas si simple, mais avec le travail déjà accompli je suis secondé par de petits investisseurs et les deux paliers de gouvernements. Je peux maintenant m’asseoir devant un banquier sans sourciller.

Bon, peut-être que mes mains auront la tremblote.



Pourquoi quitter un emploi confortable?

Ajouté le June 3rd, 2007 dans La Compagnie, Travail numérique par Marc Bourbonnais

Oui, j’avais un job des plus confortables dans une très respectable entreprise (Hybride) avec des conditions de travail exemplaires. Le tout en bossant sur des effets numériques dans des films majeurs. Alors pourquoi quitter et démarrer un tout nouveau truc ?

Voici l’ordre des responsabilités pour le travail en effets numériques au cinéma, par spécialité et département :

  1. Producteur
  2. Superviseur
  3. Chef de département
  4. Chef de groupe
  5. Directeur technique
  6. Spécialiste senior
  7. Spécialiste
  8. Généraliste
  9. Junior

C’est une liste très simplifiée avec des appellations génériques (je vous invite à la commenter) qui pourrait s’appliquer dans plusieurs autres domaines. Bien sûr, on peut être très heureux et connaître beaucoup de succès tout en faisant carrière comme spécialiste en matte painting, modélisation ou animation, comme bon nombre de mes amis. Dans mon cas, j’ai toujours préféré élargir mes compétences avec de nouvelles responsabilités plutôt que viser l’excellence dans des domaines précis. J’ai commencé mon travail chez Hybride à titre de généraliste junior, pour finir comme chef directeur technique du département 3D. Jusqu’à la fin, mon travail a toujours nécessité des tâches variées, de la résolution technique aux généralités mondaines si c’était nécessaire. J’ai toujours apprécié la variété des nombreux défis de ma position. Mais ces derniers mois, la même question revenait me hanter :

« Et maintenant, je fais quoi? »

Mon ancien lieu de travail avait déjà une bonne équipe de superviseurs et producteurs. Avec 10 ans d’expérience, je n’avais pas le goût de recommencer au bas de l’échelle dans une nouvelle branche. J’ai donc réalisé que j’avais fait tout ce que j’avais à faire à mon ancien poste et qu’il était temps de tenter ma chance comme producteur à mon compte. Ce blog suivra cette nouvelle histoire.



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