Tournage en VistaVision pour IMAX 3-D avec la camera Gemini 3D

Ajouté le July 12th, 2009 dans Hardware, Technical par Marc Bourbonnais

Le mois dernier j’ai eu l’opportunité de superviser les effets visuels lors d’un tournage d’une journée. C’est pour un court « teaser » qui nous occupe présentement chez Modus. Le teaser est produit en préparation d’un long métrage grand format (IMAX) 3-D, et ce court montage de 1.5 minute aidera à bâtir le momentum du projet final qui est en développement.

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La caméra utilisée fut la Gemini 3D Camera, un impressionnant et unique appareil. La caméra utilise de la pellicule 35mm en format VistaVision, ce qui permet une numérisation accessible à 4K ou 8K. Je ne pensais jamais voir ou même travailler avec des scans VistaVision dans ma carrière… Le choix de ce format est très ingénieux, résultant un processus peu coûteux et productif. On obtient des scans détaillés à partir d’images 14mm x 36mm sans le poids et les coûts des transferts en 70mm.

 gemini_3d_camera.jpg

La caméra elle-même est très compacte et légère. Le niveau sonore est assez élevé avec les deux bobines en marche; ceci étant dit, je suis plutôt habitué aux tournages très silencieux en HD. Une série de lentilles doubles dans leur boîtier sont prêtes à être insérées en quelques minutes. Elle est arrivée sur le plateau avec son créateur, Sean MacLeod Philips qui agissait à titre de directeur photo.

La plupart du tournage s’est opéré avec les lentilles parallèles, certains plans ont été tournés en convergence. Mes expériences avec du tournage stéréoscopique se sont déroulées avec des caméras convergentes, ce sera intéressant de comparer les résultats. Les scans sont déjà en préparations chez Modus, un excellent test de notre pipeline et gestion de formats large en 4K et 8K. Le doublé des images pour la stéréoscopie 3-D est comme une paire de cerises sur le dessert.



Adapt 2007 : jour 1

Ajouté le September 25th, 2007 dans CG Community, Travail numérique par Marc Bourbonnais

L’édition 2007 de la conférence ADAPT a démarré avec l’excellente allocution inaugurale de Phil Tippett. Je me souviens de l’avoir aperçu lors d’une session au Siggraph il y a quelques années; il faisait une présentation très instructive et assez comique du travail de son studio sur The Haunting.

Cette fois-ci nous avons eu le plaisir d’en apprendre un peu plus sur sa carrière et ses pensées sur notre industrie, de ses débuts en stop-motion jusqu’à l’animation 3D de Jurassic Park et plusieurs autres. Sa présentation était très inspirante et divertissante. C’est toujours stimulant de voir les premiers efforts des pionniers de notre profession et nous avons été chanceux de voir quelques-uns de ses premiers tests d’animations qui dataient d’avant sa carrière professionnelle. J’ai eu un faible pour le G.I.Joe qui se fait massacrer par une bestiole en pâte à modeler…

Nous avons aussi eu le privilège de voir un peu de travail sur les effets numériques de The Spiderwick Chronicles que Tippett Studio vient tout juste de compléter. Le tournage s’était justement terminé il y a un an moins une semaine à Montréal. Les travaux de design et de maquettes grandeur nature des créatures que nous avons vus étaient superbes et nous avons pu visionner quelques scènes finales.

En plus, à ma droite je voyais Syd Mead dans l’assistance. La semaine s’annonce très bonne…



La tournée Make Your Mark

Ajouté le September 15th, 2007 dans Software, CG Community, Travail numérique par Marc Bourbonnais

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Je prendrai part à la tournée « Make your Mark » de Avid, à la présentation de Boston le 3 octobre prochain. La tournée comprend une série de présentations gratuites sur l’animation 3D, la production film et vidéo ainsi que le mixage audio. Du côté du 3D, Chinny de Softimage fera une démonstration d’XSI. Todd Akita relatera ses expériences de travail sur les superbes publicités télé des studios Psyop.

Je ferai partie du panel de discussion avec d’autres professionnels de l’image et du son pour discuter de notre industrie et des meilleures façons de percer dans notre domaine. Il n’y a pas de formule magique, mais il sera intéressant d’échanger avec mes collègues et les étudiants.



Un nouveau blog sur les effets numériques à visiter

Ajouté le June 30th, 2007 dans CG Community, Travail numérique par Marc Bourbonnais

Pour faire changement des démarrages et des incorporations, je devrais parler des effets numériques de temps en temps, non?

Tout nouveau ce mois-ci, le blog « VFXhack » vaut la peine d’être visité. Il est écrit par Andrew Orloff, superviseur VFX chez Zoic Studios à Los Angeles. Le site est en ligne depuis quelques semaines seulement, et la lecture est très intéressante. Voici un extrait de la première entrée, « Welcome to VFXhack » :

What I want to do is an in the trenches, real-life, counter-culture VFX blog. Stuff that’s cool that you might not know about cuz it’s not from the majors. Along with “real” tips from the folks on the ground like you and me.

C’est le moment de cliquer vos signets.



Vision

Ajouté le June 27th, 2007 dans CG Community, La Compagnie, Travail numérique par Marc Bourbonnais

Durant ces dernières semaines j’ai reçu bon nombre de commentaires positifs sur ce blog, par courriel et en personne à propos de cette nouvelle entreprise en devenir. Le commentaire le plus agréable est que les gens considèrent vraiment que je suis un solide professionnel du numérique devenu entrepreneur visionnaire. Je suis très flatté car c’est exactement ce que je veux offrir à la communauté Montréalaise : un environnement novateur, terre à terre, professionnel et durable.

Je ne dis pas que ça n’existe pas dans la région. Il se trouve d’excellentes boîtes de postproduction numérique à Montréal. Mais il y a certainement de la place pour une nouvelle entreprise en effets numérique au cinéma dirigée par des professionnels de l’industrie. Les compagnies de productions qui cherchent à distribuer de plus gros contrats doivent travailler fort pour trouver assez de compagnies d’effets numériques avec de l’expérience en cinéma. Les « VFX supervisors » des États-unis seraient bien heureux de venir à Montréal avec de gros projets de plus de 1 000 plans à effets. Présentement la région ne peut pas accueillir une charge de travail aussi grosse pour le temps d’une seule production.

Ce qu’il faudra faire pour bien mettre sur pied la nouvelle compagnie :

  • Le studio aura une grande superficie. Les clients aiment bien voir que l’espace n’est pas sur-utilisé;
  • Des administrateurs avec plus de 10 ans d’expérience dans le domaine? Les clients aiment ça aussi;
  • Gestion par des professionnels de l’industrie pour des professionnels;
  • Garder d’étroites relations avec cette nouvelle vague d’entrepreneurs en effets numériques à Montréal;
  • En tant que nouveau membre du Visual Effects Society, (merci à Jacques Lévesque et Yanick Wilisky pour l’endossement) je travaillerai à créer un chapitre Montréalais du VES;
  • Philosophie d’entreprise basée sur du long terme. Plus d’espace pour créer un studio de tournage. Théâtre à l’interne pour des visionnements privés. Association avec des écoles de CGI pour des internats. R&D;
  • Soutien technique adapté pour les artistes, ce qui était une bonne partie de mon travail ces dernières années.
  • Ajout: Couverture médiatique, visibilité, exposure. J’ai participé à de nombreuses conférences ces dernières années et je connais très bien l’énorme impact que le bouche à oreille peut avoir. Ce blog est un bon exemple.

Ce sont des observations très sommaires, mais ça donne une idée de la philosophie d’entreprise.



Bases de données et effets numériques

Ajouté le June 18th, 2007 dans Software, Technical par Marc Bourbonnais

Entre deux dîners d’affaires, je m’occupe aussi de mettre sur pied un système de gestion pour ce démarrage en effets numériques. Bâtir une solution viable prendra du temps, mais il est primordial de commencer avec un concept de base. Une approche modulaire avec plusieurs séries de bases de données est la première étape la plus logique. Voici comment je compte séparer les catégories :


Production / gestion générale

La base de donnée maîtresse avec tout ce qui est nécessaire pour une gestion de base.

  • Contacts (clients, fournisseurs, employés)
  • Projets (plans, budgets, offres, évaluations, approbations)
  • Logiciels et matériel acquis
  • Sauvegarde et autre entreposage


Atouts

Je définis les atouts en production VFX comme étant tout ce qui est visualisable sur un écran. Ce sont les éléments à l’intérieur des plans. Habituellement on souhaite les réutiliser (ou copier la formule pour les créer) le plus souvent possible à travers le plus de plans possibles.

  • Images (input, versions, rapports de plateaux, LUTs)
  • Atouts 3D (modèles, squelettes, textures, effets)
  • Atouts 2D (contenu généré, effets 2D)


Tâches

Ce sont les actions qui utilisent les atouts. Dans une production typique, elles sont directement attribuées aux plans.

  • Préparation (dépoussiérage, stabilisation, timing)
  • Tâches 3D (tracking, layout, animation, éclairage, rendu)
  • Tâches 2D (rig erasing, rotoscopie, keying, intégration, correction couleur)
  • Étalonnage final / output


Dépendances des tâches

Tout ceci est en fait un joli mélange de travail interdépendant. Certaines tâches peuvent être accomplies en parallèle, alors que d’autres doivent être complétées dans un ordre précis. Un support visuel (comme un tableau Gantt) est souvent nécessaire pour gérer le nombre élevé de corrélations entre les tâches et leurs atouts.


Feuilles de temps

Pour comptabiliser les heures travaillées, la disponibilité des employés et prévenir les surcharges de travail.


J’aimerais bien développer un système complet bien adapté, mais afin de commencer avec le moins de pépins il sera plus sage d’utiliser quelques logiciels disponibles. Il y a beaucoup de solutions déjà existantes. La bonne nouvelle est que la plupart de ces logiciels peuvent facilement communiquer entre eux; l’implémentation d’une base de donnée complète est ainsi grandement simplifiée.



Est-ce le bon moment de démarrer une entreprise d’effets spéciaux?

Ajouté le June 5th, 2007 dans CG Community, La Compagnie, Travail numérique par Marc Bourbonnais

Un article de Variety (Blockbusters take toll on f/x shops par David Cohen) publié la semaine dernière fait tout un tabac sur une multitude de blogs, forums et listes de discussion traitants des effets numériques. Cet excellent article souligne la disparité grandissante entre le temps alloué et la qualité demandée versus les prix payés aux compagnie d’effets numériques. Donc on pourrait croire que le moment n’est pas propice au démarrage d’entreprise dans le domaine, vrai?

Faux.

Jr crois que le moment est idéal, du moins dans mon coin de pays. Bien sûr, je crois qu’il y a un marché potentiel à exploiter. Mais en tentant de trouver des manières inédites de mettre sur pied une toute nouvelle entreprise de postproduction numérique j’ai compris quelques aspects du marché à Montréal :

  • Il est très facile de mettre sur pied le matériel et le logiciel pour faire fonctionner une petite équipe. (C’est beaucoup plus difficile de livrer la marchandise aux clients, mais ça c’est une autre histoire)
  • Comme l’article le mentionne, quelques personnes de talent dans un simple garage peuvent bosser sur un film majeur. L’infrastructure au démarrage peut être minimaliste.
  • Plusieurs entreprise ne prennent pas avantage du marché des pigistes qui est en pleine expansion. J’imagine que l’embauche de permanents doit donner de faux sentiments de sécurité. Mais les salaires sont élevés, et trop souvent j’ai vu l’embauche massive d’employés pour de gros projets devenir un fond de roulement trop lourd à gérer durant les creux de production.
  • Évidemment, le pipeline. Les gens sont bien gentil et bourrés de talent, mais le pipeline fait que les gens arrivent à travailler pour le même but. Le pipeline ne devrait pas alourdir la production, mais plutôt être un guide. Trop souvent j’ai vu des artistes ne pas réaliser l’importance du matériel qu’ils reçoivent pour travailler, et de la quantité de collègues qui sont dépendants de leur résultat. Je sais que la plupart d’entre vous n’aiment pas se soucier du pipeline et de sa gestion. C’est OK. J’ai quelques mois devant moi pour me pencher sur le sujet pour que n’ayez pas à le faire.
  • Avec mes 10 ans d’expérience en 3D, je me rappellerai toujours le travail et les dernières limites. Je n’ai pas le titre de MBA ou un diplôme en comptabilité, mais j’ai déjà regardé des séries d’images en cours de rendu à 4 heures du matin. Plus d’une fois. Il est important de connaître les rouages du plancher de la production.

Et la meilleure raison pour démarrer un entreprise : J’ai le goût de bâtir quelques chose. Je me permets de vous rappeler que j’ai quitté un très bon emploi bien payé pour cette galère. J’y suis pour y rester.



Pourquoi quitter un emploi confortable?

Ajouté le June 3rd, 2007 dans La Compagnie, Travail numérique par Marc Bourbonnais

Oui, j’avais un job des plus confortables dans une très respectable entreprise (Hybride) avec des conditions de travail exemplaires. Le tout en bossant sur des effets numériques dans des films majeurs. Alors pourquoi quitter et démarrer un tout nouveau truc ?

Voici l’ordre des responsabilités pour le travail en effets numériques au cinéma, par spécialité et département :

  1. Producteur
  2. Superviseur
  3. Chef de département
  4. Chef de groupe
  5. Directeur technique
  6. Spécialiste senior
  7. Spécialiste
  8. Généraliste
  9. Junior

C’est une liste très simplifiée avec des appellations génériques (je vous invite à la commenter) qui pourrait s’appliquer dans plusieurs autres domaines. Bien sûr, on peut être très heureux et connaître beaucoup de succès tout en faisant carrière comme spécialiste en matte painting, modélisation ou animation, comme bon nombre de mes amis. Dans mon cas, j’ai toujours préféré élargir mes compétences avec de nouvelles responsabilités plutôt que viser l’excellence dans des domaines précis. J’ai commencé mon travail chez Hybride à titre de généraliste junior, pour finir comme chef directeur technique du département 3D. Jusqu’à la fin, mon travail a toujours nécessité des tâches variées, de la résolution technique aux généralités mondaines si c’était nécessaire. J’ai toujours apprécié la variété des nombreux défis de ma position. Mais ces derniers mois, la même question revenait me hanter :

« Et maintenant, je fais quoi? »

Mon ancien lieu de travail avait déjà une bonne équipe de superviseurs et producteurs. Avec 10 ans d’expérience, je n’avais pas le goût de recommencer au bas de l’échelle dans une nouvelle branche. J’ai donc réalisé que j’avais fait tout ce que j’avais à faire à mon ancien poste et qu’il était temps de tenter ma chance comme producteur à mon compte. Ce blog suivra cette nouvelle histoire.



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