Ce que mon plan d’affaires m’a dit

Ajouté le June 7th, 2007 dans Entrepreneurship par Marc Bourbonnais

Pour bien démarrer une future entreprise d’effets numériques, environ 150 heures de travail nocturne étalées sur plusieurs mois ont été nécessaires pour la rédaction de mon plan d’affaires. Je ne croyais pas les nombreuses références qui spécifiaient que plus de 100 heures sont indispensables pour réaliser un document du genre; elles disaient la vérité. Mon document est complet, excepté les tableaux budgétaires qui seront confirmés avec l’aide d’experts-comptables. Le travail a moins de 20 pages, sans compter les tableaux financiers. J’ai gardé le texte au strict minimum, comme je l’aurais fait pour mon C.V. avant une entrevue. Ce n’est pas un roman, et les gens qui ont à le lire ont l’habitude de passer à travers plusieurs documents du genre à tous les mois. Mieux vaut être clair et concis.

 Le plus fastidieux dans ce travail est la présentation de données vérifiées pour soutenir les thèses de marché que l’on veut démontrer. Après un peu de recherche, j’ai pu dénicher deux statistiques très intéressantes :

  •  Le U.S. Department of Labour prévoit une augmentation de près de 40% du nombre d’artistes et spécialistes numériques entre 2004 et 2014;
  • Statistiques Canada a recensé une augmentation de 20% du nombre de compagnie de postproduction numérique en 2005, après un taux constant durant quelques années.

 Avec de tels chiffres à l’ouverture, la présentation du plan d’affaires débute sur une excellente note. On ajoute à ça quelques articles de journaux complémentaires: 

  • L’état de l’industrie du cinéma à Montréal, maintenant avec la fin des conflits syndicaux;
  • L’énorme boom des entreprises en jeux vidéo de la province;
  • La nouvelle folie pour les projections numériques et 3-D aux États-Unis.

 Le plan d’affaires a été révisé après chaque présentation officielle. Il a toujours été bien reçu. Les commentaires qui ont suivi chaque prestation m’ont permis de peaufiner le texte encore plus. Le secret est d’être franc et passionné. D’entrée de jeu, mon audience a toujours su que j’étais un professionnel bien établi dans le domaine, tout en étant peu expérimenté dans le monde des affaires. Tenter de me faire valoir comme un homme d’affaires aurait été une grosse erreur. Avec assez de passion (et la promesse de s’entourer de comptables, avocats et fiscalistes pour soutenir l’administration) et d’honnêteté on peut vraiment impressionner les gens. Dans le pire des cas, on se faire dire ‘non, merci’ et c’est tout.

 Maintenant je me prépare à une dernière ronde de recherche de financement, cette fois-ci chez les institutions financières.(ouch) Ça ne sera pas si simple, mais avec le travail déjà accompli je suis secondé par de petits investisseurs et les deux paliers de gouvernements. Je peux maintenant m’asseoir devant un banquier sans sourciller.

Bon, peut-être que mes mains auront la tremblote.

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Une réponse à 'Ce que mon plan d’affaires m’a dit'

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  1. Gaetan a écrit,

    le 7 June 2007 à 8:31

    Wow! Marc, ca commence vraiment a être passionnant!
    GT

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